Belrose Paris

La conciergerie ne rend pas, à elle seule, le loyer taxable

La location d’un logement meublé à usage d’habitation relève en principe d’une exonération de TVA. Des exceptions existent lorsque l’hébergement comprend plusieurs services annexes. Depuis le 1er septembre 2026, les règles correspondantes figurent dans le Code des impositions sur les biens et services (CIBS), notamment aux articles L. 221-21 à L. 221-24.

Le premier repère est donc l’offre faite aux occupants, pas l’intitulé commercial du gestionnaire. Le guide LMNP : micro-BIC ou régime réel porte sur le calcul du bénéfice imposable ; la TVA répond à une autre question. Et avant d’arrêter une stratégie de courte ou moyenne durée, vérifiez le statut du logement sur la page Réglementation.

Examinez les quatre services proposés au client

Pour caractériser une prestation d’hébergement, le CIBS retient au moins trois services parmi quatre : petit déjeuner, nettoyage régulier des locaux, fourniture de linge de maison et réception du client. Le BOFiP précise comment apprécier leur mise à disposition. Un service peut être optionnel et facturé séparément, mais il doit être réellement proposé et accessible aux occupants concernés.

  • Petit déjeuner : une adresse de boulangerie recommandée ne suffit pas. Un tiers peut préparer le service si l’hébergeur le propose effectivement à son client.
  • Nettoyage : il est proposé de façon régulière pendant le séjour. Pour un séjour de moins d’une semaine, le nettoyage effectué avant l’arrivée peut suffire ; pour un séjour plus long, la fréquence s’apprécie selon sa durée.
  • Linge : il est fourni au début du séjour et son renouvellement régulier est proposé. Pour un séjour de moins d’une semaine, la fourniture au début peut répondre au critère.
  • Réception : l’accueil, les informations d’accès et l’orientation du client peuvent passer par un dispositif électronique. Une simple boîte à clés sans les informations utiles ne suffit pas automatiquement.

La durée du séjour ne suffit pas à écarter la question

L’article L. 221-23 du CIBS vise l’hébergement touristique ou professionnel proposé pour une durée qui peut être de trente nuitées au plus. Le BOFiP précise que si l’offre commerciale permet ce type de réservation, un client qui choisit finalement un séjour plus long ne fait pas disparaître à lui seul ce critère.

L’hébergement destiné à constituer la résidence de l’occupant, même temporairement, relève d’une définition distincte à l’article L. 221-24. Une location au mois n’est donc pas automatiquement hors du sujet : il faut également vérifier les services proposés et le statut réel de l’occupation. Le nombre de nuits et la qualification du séjour doivent être examinés ensemble.

Un séjour de trois nuits peut déjà appeler une vérification

Prenons un séjour de trois nuits : le logement est nettoyé avant l’arrivée, des draps et serviettes sont fournis au début, et le client reçoit des consignes d’accès et d’accueil. Selon les précisions du BOFiP, ces opérations peuvent correspondre à trois des quatre services, sans petit déjeuner. Si elles sont réellement proposées dans le cadre de l’activité d’hébergement et que les autres critères applicables sont réunis, le propriétaire doit demander une analyse de TVA.

Cet exemple ne permet pas de qualifier automatiquement toutes les annonces Airbnb ou toutes les conciergeries. Les contrats, les services affichés, leur fréquence et la responsabilité envers l’occupant doivent être regardés dans leur ensemble.

Le rôle de la conciergerie dépend de l’exploitation réelle

Le BOFiP décrit le prestataire d’hébergement comme celui qui assume les risques de l’exploitation et répond au client en son nom. Le propriétaire peut conserver ce rôle en faisant appel à un mandataire qui agit en son nom et pour son compte. À l’inverse, un opérateur qui agit en son nom propre ou assume les risques peut être considéré comme celui qui fournit l’hébergement.

Il faut donc comparer le mandat avec le fonctionnement quotidien : qui est identifié sur l’annonce et le contrat, qui fixe et encaisse le prix, qui répond des engagements envers l’occupant et qui vend les services annexes ? La checklist des clauses d’un mandat de conciergerie aide à préparer cette lecture. La page Services décrit les opérations à lister, et l’offre Belrose Signature 365 précise le périmètre de l’accompagnement proposé. La qualification fiscale, elle, doit être validée selon les contrats et la pratique effective.

Champ de la TVA et TVA à facturer sont deux étapes distinctes

Le fait qu’une opération entre dans le champ de la TVA ne signifie pas automatiquement que de la TVA doit être facturée au client. La franchise en base peut dispenser certaines activités du paiement de la taxe, sous réserve de ses conditions et seuils en vigueur. Il faut donc faire deux vérifications : la qualification de l’hébergement, puis le régime de TVA applicable à l’exploitant.

Évitez de transposer les seuils du micro-BIC au régime de TVA : ils ne répondent pas à la même question et ne se calculent pas selon les mêmes règles. Consultez la documentation professionnelle d’Impôts.gouv.fr sur la TVA et faites confirmer le traitement à retenir avec votre expert-comptable, notamment si plusieurs types de séjour ou de services coexistent.

Préparez ces éléments avant de signer ou de modifier l’offre

Rassemblez les durées que vous proposez, les services annoncés sur chaque canal, leurs conditions et leur fréquence. Ajoutez le mandat, les contrats remis aux occupants, les factures ou reçus, ainsi que le rôle de chaque prestataire. Une estimation de revenus ne qualifie pas la TVA, mais elle peut aider à comparer les scénarios d’exploitation une fois les règles clarifiées.

Avant de retenir une organisation, demandez à votre conseil qui est le prestataire d’hébergement, quels services constituent l’offre, si la franchise en base s’applique et quelles obligations de facturation ou de déclaration en découlent. La page Estimation permet de poser les hypothèses opérationnelles ; elle ne remplace pas cet avis fiscal. Pour comparer le périmètre et les frais d’un opérateur, consultez aussi le guide Combien coûte une conciergerie Airbnb à Paris ?.

  • Les durées et types de séjour réellement proposés, pas uniquement la réservation la plus fréquente
  • La liste des services, leur fréquence, leur prix et les preuves qu’ils sont accessibles au client
  • Le rôle du propriétaire, du mandataire et des prestataires vis-à-vis de l’occupant
  • Les recettes et la franchise en base éventuelle, vérifiées séparément du régime micro-BIC

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Vous comparez plusieurs scénarios de location ?

Belrose Paris peut préciser les opérations et hypothèses d’occupation envisagées pour un appartement meublé. Faites ensuite confirmer la qualification de l’hébergement, le rôle de chaque intervenant et le régime de TVA avec votre expert-comptable.

Sources utiles